Culture et patrimoine, faire exister/vivre un lieu.

 

Un enjeu de politique culturelle.

Dans beaucoup de collectivités, une confusion apparaît souvent entre patrimoine et culture. De fait, quant aux budgets alloués à la culture, la plus grande partie est souvent dévolue à la sauvegarde du patrimoine bâti ancien et quelques œuvres associées. Quelques bâtis plus contemporains sont parfois concernés mais c'est encore timide. Ainsi, pour tout ce qui est de l'ordre des arts-actuels (Arts-vivants, arts-contemporains, musique, littérature, etc...), horsmis quelques têtes d'affiche, les acteurs qui font la culture d'aujourd'hui encrés dans les territoires ont à se contenter des miettes.

Hors, il y a ici un enjeu de taille : Pas de patrimoine sans culture vivante.

Pour faire vivre un patrimoine ancien ou faire émerger le patrimoine de demain, il faut la dynamique apportée par des pratiques actuelles pouvant s'inscrire à l'intérieur ou en lien avec ce patrimoine. C'est ce qui permet une continuité.

Notre monde n'est ni un musée ni une page blanche. C'est une histoire qui s'écrit au présent avec l'ensemble des petites histoires que nous créons ou faisons exister. C'est un ensemble symbiotique. Le patrimoine qui est trace culturelle à besoin d'une culture vivante et actuelle pour se maintenir et la culture actuelle à besoin pour s'inscrire dans ce continuum espace-temps qui est le notre de repères patrimoniaux (Tant bâtis que sous formes d'oeuvres conservées).

Il est donc important, pour conclure, de considérer comme essentiel d'investir dans les pratiques actuelles, j'entends ici, les artistes d'aujourd'hui pour continuer à faire vivre nos territoires et par conséquent, notre patrimoine commun. Cela signifie ouvrir à ces pratiques contemporaines nos lieux patrimoniaux pour les faire exister dans le présent, l'histoire en train de s'écrire. Enfin cela signifie la nécessité d'une plus juste répartition des budgets pour nourrir cette symbiose entre culture et patrimoine.

Texte publié dans:

Les amis du vieux Beauzac, automne 2019, n°45.